Ligne de Crête

Trek and trail...

Le Charmant Som

Le Charmant Som est l’un des sommets emblématiques du massif de la Chartreuse. Il est certainement l’un des plus fréquentés car facilement accessible par une route goudronnée qui monte à l’alpage d’estive proche du sommet. Cet alpage accueille aujourd’hui une fromagerie ainsi qu’une auberge. On accède au sommet par plusieurs voies, toutes faciles quoiqu’un peu glissantes à la descente, sommet situé à 1847 mètres d’altitude.

Il existe plusieurs alternatives pour y accéder. L’une des plus sympathiques à mes yeux consiste à monter au col de la Charmette en partant de Saint-Egrève. L’accès se fait par un chemin un peu raide qui conduit aux premiers alpages par les pentes des Bois du Fournel. J’ai eu l’occasion d’accéder de nombreuses fois au sommet du Charmant Som, notamment depuis le col de la Charmette justement. La chaleur et l’humidité de la forêt rendaient la montée un peu fastidieuse mais avec la belle récompense de déboucher sous les falaises qui surplombent le Fournel.

Un autre accès intéressant passe par le GRP du tour de la Chartreuse par le hameau des Cottaves, vers Saint-Pierre-de-Chartreuse.

Le Charmant Som nous offre fréquemment l’opportunité de profiter de magnifiques lumières du massif. Des lumières qui jouent avec le panel des couleurs de la végétation et des reliefs de la Chartreuse, entre nuances de verts et teintes de la roche en fonction de la météo et du moment de la journée. Rien de plus beau que de découvrir les environs après un bel orage d’été en fin de journée, au moment où le soleil décline et propose de splendides lumières rasantes.

Septembre sec

Première course de la rentrée, dans une ambiance de savane accentuée par la sécheresse palpable à chaque pas, oppressante, d’autant plus que la chaleur est revenue, lourde, étouffante. 7 kilomètres.

L’arrivée de l’été

La chaleur arrive, on parle de canicule. Il sera bientôt imprudent pour quelques jours de faire des courses matinales, l’été s’installe probablement durablement. Cette course était une manière de fêter l’arrivée de la saison estivale. Course de 5,5km.

Run à l’Oppidum de Jastres

Après plusieurs jours de pluie dans la région, le soleil était annoncé et nous en avons profité pour une belle et rare sortie de trailrunning en couple. Nous sortions d’une période de fatigue intense, virus, entrée dans l’hiver, jobs, et pourtant, nous avons retrouvé rapidement de belles sensations sur le même terrain de jeu que le 14 octobre dernier. Cette fois-ci, pas d’erreur, nous trouvions la direction de l’oppidum pour très vite entamer la montée par le chemin de crête. La sente montait tranquillement et révélait un paysage de savane plus que de garrigue, mêlant les senteurs de cade et de thym. La montée était rapide, plus rapide que je ne l’imaginais et nous permettait de profiter brièvement de la vue sur les Cévennes et la ville d’Aubenas. Nous faisions le choix de descendre par le même chemin pour profiter de nouveau de la vue, avant de croiser les premiers promeneurs dans les ruines de l’oppidum.

L’Ardèche et la plaine

Vers les Cévennes

Contemplation

Vers l’église de Saint-André

Grippé, je décidais néanmoins de ne pas me laisser abattre et prenait l’initiative d’une longue marche sur un parcours où je cours d’habitude. La nature avait largement pris ses habits d’automne, jusque dans les senteurs de craterelles qui agaçaient mes narines pour me divertir de mon objectif. Au fil des hectomètres, je retrouvais de bonnes sensations et la douleur me quittait peu à peu. Je pestais contre les cueilleurs de champignons qui s’approchaient en voiture au plus près de leurs lieux de recherche, sur des pistes pourtant normalement interdites. Il y a encore un long chemin pour que les habitants prennent conscience de la nécessité de préserver leur environnement y compris en retrouvant l’habitude de se promener sans moyen motorisés.

La longue montée dans la draille coupe-feu puis par la piste amenant à Saint-André finissait de me remettre en forme, avant une agréable descente sur un fond de paysage lointain vers les massifs calcaires de l’Ardèche et les Pré-Alpes.

Le Tanargue

Sous-Bois

Sous-Bois

Église Romane dotée d’un clocher à peigne.

L’oppidum de Jastres

7h50, nous n’étions pas monté depuis longtemps à l’oppidum de Jastres. Le temps est légèrement couvert et la température agréable. La course est belle, le soleil se lève à peine. Juste le temps de se tromper et de partir en direction du sud. Nous nous retrouvons très vite dans les faubourgs industriels de Lavilledieu, petite cité proche d’Aubenas. Demi-tour, et très vite nous trouvons la direction de l’ouest et du camp de César.

Quelques hectomètres et notre parcours nous amène sur la droite, plein ouest. La pente devient rude, trop rude, main sur les genoux pour les derniers mètres, avant de reprendre notre rythme de respiration. Le temps se couvre et nous arrivons au sommet pour découvrir le superbe panorama de la vallée de l’Ardèche.

Après une petite pause direction le nord, par la ligne de crête, la piste devient sente, et plonge rapidement vers l’oppidum, la descente est longue et agréable, avec des vues splendides sur les falaises de Jastres, le massif du Coiron ou la montagne ardéchoise. Après quelques ressauts, la sente s’ouvre sur les ruines de l’oppidum, retour vers le parking. Avec la petite erreur de parcours, cela donne une distance de 6,4 km et 128m de dénivelé.

Le Piémont Cévenol

Le camp de César

Aubenas et la plaine de l’Ardèche

 

 

 

Du col de l’Escrinet au Serre de Truche

La région d’Aubenas en Ardèche donne l’opportunité de superbes marches.

Celle-ci nous emmène du col de l’Escrinet, entre Privas et Aubenas, au Serre de Truche. Elle passe par le hameau de Gourdon sous le rocher éponyme sur le versant sud dominant le bassin albenassien. Nous rejoignons ensuite le col de Sarrasset où le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche a aménagé une halte sur la route des paysages autour d’une table d’interprétation et d’évocation des superbes perspectives sur les Monts d’Ardèche et le pays d’Aubenas.

Il faut dire que la géologie ici est particulièrement présente et intéressante. La roche de Gourdon est d’ailleurs reconnue à l’UNESCO dans le cadre du programme Géopark pour lequel le Parc des Monts d’Ardèche a été labellisé. Les paysages basaltiques du Coiron y sont somptueux malgré les conditions météorologiques automnales du jour.

Peu après le col de Sarrasset, le chemin nous emmène vers les abords du serre de Truche, petit suc* hors des chemins balisé. En prenant la précaution de ne pas déranger d’éventuels animaux ni de dégrader la végétation, je me fraie un chemin entre les genets et les pierriers pour bientôt accéder par une petite cheminée au plateau sommital. A un peu plus de 900m d’altitude, ce rocher offre une vue à 360° sur la montagne ardéchoise, le pays d’Aubenas, le pays de Privas et le Coiron. Végétation, chaussée basaltique donnent également la mesure de la beauté fragile du site. Avec précaution, je redescends par un épaulement dessinant une ligne de crête avant de plonger vers le sentier et le retour.

Cette marche est d’une longueur de 14,5 km environ et d’une dénivelé positif d’environ 300m, effectuée en un peu moins de 3h en comptant les haltes photographiques tout au long du parcours. Il faut évidemment adapter le temps de parcours à la condition de chacun. Prévoir 4h aller-retour en comptant les haltes ne serait pas superflu.

Les Monts d’Ardèche

 

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